FAQ

Qu'est ce qu'une Union d'Economie Sociale ?

Qu'est-ce qu'un cluster ?

Qu'est-ce qu'une Coopérative d'Activités et d'Emploi ?

Qu'entendons-nous par "nouvelles formes d'activité et d'emploi" ?
 

Qu'est ce qu'une Union d'Economie Sociale ?

L’UES est un statut juridique créé en 1983 pour permettre aux associations, coopératives et mutuelles de monter des projets communs ou des partenariats avec des collectivités locales, dans lesquels elles ont vocation à rester majoritaires.

Coopératives à capital variable (sous forme de société anonyme ou de société à responsabilité limitée), les UES fonctionnent sur le modèle « un associé, une voix ».  
Par ailleurs, 65 % des droits de vote doivent appartenir à des organisations de l’économie sociale.

L’objet d’une UES est double :

  • Coopérative, elle doit améliorer la qualité des services, réduire les prix de revient ou de vente au bénéfice de ses membres, et, plus généralement, contribuer à la satisfaction des besoins et à la promotion des activités économiques et sociales de ses membres ainsi qu’à leur formation ;
  • Union, elle doit gérer un ou des intérêts communs et développer l’activité de ses sociétaires.
  • Pour satisfaire à l’ambition sociale et économique, le choix de la structuration juridique d'initiativesEtcité s’est orienté vers l’UES SA [Union d’Economie Sociale – Société Anonyme]. Le choix de cette structuration résulte bien de la volonté de concilier dimension entrepreneuriale et mode de gouvernance propre aux valeurs de l’économie sociale.
     

Qu'est-ce qu'un cluster ?

Il s'agit d'un regroupement organisé et territorialisé d’entreprises dont la densité des échanges économiques, l’agrégation  de compétences et de ressources complémentaires ainsi que la mutualisation de fonctions d’animation et développement sont suffisamment structurantes pour générer de l’innovation socio-économique, du changement d’échelle ou de la structuration locale de filière d’activités.

L'idée de cluster ou de grappe d'entreprises pour formaliser les coopérations entre les membres d'initiativesETcité correspond à un horizon de développement cohérent au regard de l’état des coopérations économiques initiales des fondateurs d'initiativesETcité,  mais aussi de l’aspiration des membres à une gouvernance souple. Concrètement, il s’agit d’articuler une intégration économique autour d’activités communes et de fonctions mutualisées (développement commercial, gestion des ressources humaines, mutualisation de ressources) tout en maintenant une autonomie de gestion et de résultats de chaque membre.
 

Qu'est-ce qu'une Coopérative d'Activités et d'Emploi ?

Une coopérative d’activités et d’emploi (CAE) est une entreprise dont l’objectif est de créer des emplois pérennes et de la richesse économique et sociale sur son territoire.
Les CAE accompagnent des porteurs de projet dans la durée, afin qu’ils fabriquent leur propre emploi salarié au sein d’une entreprise qu’ils partagent et construisent ensemble.

Un nouveau modèle économique dans un contexte socio-économique défavorable : les modèles classiques de la création d’entreprise se révèlent souvent inadaptés à la situation des porteurs de projet. Notamment ceux qui veulent pouvoir vivre de leurs savoir-faire de façon autonome, sans pour autant créer une entreprise classique.
Les entrepreneurs salariés sont à la fois responsables de leur devenir économique et partie prenante d’une entreprise collective où se mutualisent les expériences, dans un esprit d’entraide et de convivialité.

Malgré l’existence de structures d’aides à la création d’entreprises sur l’ensemble du territoire – comme les chambres Consulaires, associations d’accompagnement, fondations etc…, de nombreuses entreprises disparaissent au bout de trois ans.

Les raisons sont multiples. Cependant, leur disparition est surtout due au fait que les aides financières importantes la première année s’amenuisent la seconde, pour disparaître la troisième. Le créateur d’entreprise ne réussit pas à relayer ces financements par un chiffre d’affaires suffisant pour pérenniser son activité. D’autres renoncent à monter leur affaire, craignant de ne pas posséder les compétences administratives nécessaires pour exercer une responsabilité de chef d’entreprise.

Avec la montée croissante du chômage qui frappe particulièrement notre région, l’aspiration à l’indépendance et la création de sa propre activité apparaît comme un vecteur de plus en plus attractif en termes d’emploi ou d’autonomie autant pour les femmes que pour les hommes. Les dernières statistiques ont démontré un certain engouement pour la création d’entreprise de la part des français, cependant, parmi ceux qui tentent l’expérience, beaucoup d’entre eux échouent. 50 % des entreprises créées disparaissent au bout de 5 ans ! Les contraintes sont en effet très nombreuses.

Si l’accompagnement post-création, conçu comme un moyen de réduire le taux d’échec des créateurs d’entreprise est aujourd’hui une piste d’action largement explorée, elle n’est pas suffisante. Il s’agit aussi d’élargir le vivier potentiel de la création d’entreprise en repérant et en accompagnant des porteurs de projets, notamment  de micro-projets. Cette démarche vise à encourager les projets d’individus en recherche de revenus et souhaitant participer à la création de leur propre emploi. Cet accompagnement individualisé permet ainsi de prendre en compte les atouts culturels, professionnels, individuels du porteur de projet concerné et de doper la création d’entreprises sur des activités de services ou de production dont l’action restera limitée en termes de personnel mobilisé.

La formule des Coopératives d’Activités et d’Emplois apparaît comme une solution originale pour la création d’emploi, qui dépasse le cadre individuel pour proposer une dynamique collective portant vers le succès.
 

Qu'entendons-nous par "nouvelles formes d'activité et d'emploi" ?

Les mutations économiques auxquelles sont confrontées les sociétés occidentales avancées se caractérisent par deux phénomènes :

  • Une division de l’activité à l’échelle mondiale qui entraîne un recul global du secteur industriel.
  • Un développement très rapide d’une économie basée sur l’immatériel également appelée « l’économie du savoir et de la connaissance ».


Ce contexte a favorisé l’émergence d’une nouvelle catégorie socio professionnelle que certains ont déjà dénommée les « nouveaux créateurs ».
Ces nouveaux créateurs sont tout autant artistes, informaticiens, chercheurs, designers, auteurs, architectes, etc. Ils se distinguent par leur capacité à manipuler des savoirs et à convertir leurs talents en innovation génératrice de richesse.

Les nouveaux créateurs développent leurs activités essentiellement au travers de projets, c’est-à-dire d’ensembles d’actions circonscris dans le temps et dans l’espace qui visent l’aboutissement d’un objet précis : une création, un spectacle, une oeuvre...Leur appartenance à une ou plusieurs organisation(s) (entreprise, administration, association) est appréhendée plutôt comme un moyen au service d’un ou plusieurs projet(s) que comme une fin en soi.

La prééminence du « mode projet » nécessite une forte capacité de mobilité. Les nouveaux créateurs sont très souvent des « nomades » qui savent mobiliser les membres de leurs réseaux (tribus). De nouvelles formes « collaboratives » de travail s’effectuent entre les membres d’un réseau par le biais d’échanges. Ces échanges ne sont pas toujours marchands et peuvent aussi prendre la forme d’échanges non monétaires dans le cadre d’une logique de réciprocité.

De nombreux acteurs locaux semblent percevoir l’impact économique lié à la présence de ces nouveaux créateurs sur leur territoire. De multiples initiatives témoignent de cette volonté des institutions locales à rendre leurs territoires attractifs aux nouveaux créateurs : reconversion de friches industrielles en ateliers, développement des résidences d’artistes, mise en oeuvre de partenariats...

La diversité des situations font de ces nouveaux créateurs de véritables « caméléons » capables de changer de posture en fonction de leur place à l’intérieur d’un projet. Ils sont tour à tour donneur d’ordre, client, salarié, prestataire, employeur...